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Documents
/ Extraits de la correspondance du Duc de La Rochefoucauld (5/6)
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A tous ces problèmes disciplinaires viennent se greffer d'autres soucis comme celui de la santé des élèves. Les problèmes d'hygiène dans la ville sont à l'origine de nombreuses fièvres parmi les élèves : Feuillet 133 v°: (1er août 1807 au Ministre de l'intérieur) "M. Labatte m'instruit que le nombre de fiévreux augmente considérablement à l'Ecole comme dans la ville. Ce genre de maladie qui n'est pas dangereux est très fréquent m 'a-t-on dit à Châlons. Depuis environ 20 ans que le cours de la Marne ayant été détourné en dehors, laisse l'ancien très fangeux et dans un état de demi siccité très malsain. La partie de la ville où est l'Ecole est cependant réputée la partie la plus saine, et doit être assainie encore par le passage des eaux du canal, quand il sera achevé." L'Ecole est certes située dans un quartier relativement sain, il n'en reste pas moins que le taux de malades à l'Ecole dépasse largement celui de la ville. Feuillet 155 v°: (14 septembre 1807 au Ministre de l'Intérieur) "Je joins ici le rapport du médecin qui vous fait voir que ces maladies sont particulières à l'Ecole, et particulièrement aux élèves, que tandis que la proportion des malades aux valides est à l'Ecole comme de 1 à 3 1/2 (car il y a 130 malades aujourd'hui) ; la proportion dans la ville est de l à 30 ou 40; que les employés de l'Ecole, même les domestiques, n'en sont point affectés dans une proportion considérable, et que dans le quartier habité, par la partie la plus misérable du peuple, la proportion bien que plus considérable qu'ailleurs n'est en rien comparable avec celle de l'Ecole." Devant le nombre considérable de malades il devient urgent d'installer l'infirmerie dans des locaux adaptés : Feuillet 159: (14 septembre 1807 au Ministre de l'Intérieur) "uant à un nouveau local pour l'infirmerie, les bâtiments de l'Ecole n'en présentent aucun, il n'y a même pas de place pour une salle d'étude, les magasins sont trop petits, point de place pour les employés subalternes. Il faut donc en bâtir ou acheter des maisons pour s'agrandir, il n'est pas possible dépenser à bâtir une infirmerie de 50 lits, telle qu'il faut l'avoir ici, quoi- qu'on ne doit pas habituellement compter sur ce nombre de malades, sans se soumettre à dépenser 20 à 24 000 livres. M. le préfet propose de demander une maison d'anciennes reli- gieuses, occupée au jourd'hui par les magasins militaires et dans laquelle on pourrait établir grandement l'infirmerie, les commençants et des magasins."
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